Semaine Européenne de la Réduction des Déchets 2016

Semaine Européenne de la Réduction des Déchets 2016

Au FabLab il y a ainsi une semaine qui dure toute l’année, la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets.
Réparation, réemploi, recyclage, surcyclage,… faisons un petit tour rapide de ce qui se fait en fablab.
Certains fablabs se font aussi Repair’Café où des bénévoles calés en la matière vont remettre sur pied le robot mixeur ou la TV.
Mais pour la plupart la réparation consiste à reproduire en impression 3D une pièce dont l’original est cassé.

Mais parfois, il n’y a plus rien à faire d’autre que d’aller à la déchetterie … ou pas.

Dans l’univers de l’informatique, du numérique, du geek ou plus simplement du bricoleur 2.0, ça bidouille constamment.
On arrive alors à des initiatives telles que Jerry, concept labellisé Ordi 2.0 (réemploi et reconditionnement des ordinateur). Jerry est un ordinateur issu à 100 % d’éléments recyclés.

Des imprimantes 3D pour tous

De toute façon les déchets électroniques inspirent de nombreux projets dont les imprimantes 3D. Par exemple Curiosity 3D, eWaste et eGarbigune, qui ne coûtent respectivement que 110, 50 et 30 euros sont des mini-imprimantes 3D à monter soit même à partir de vieux lecteurs CD/DVD voire des lecteurs de disquette.

L'eGarbigune
L’eGarbigune

Sans oublier W.Afate, une imprimante 3D réalisée à partir de déchets informatiques, récupérés sur des unités centrales, des imprimantes et des scanners.
Et plus récemment, c’est un projet français, la CrapRap qui est venu s’ajouter à cette petite mais non négligeable liste.

Dans le même esprit, il y a Retr3D, un logiciel qui à partir d’éléments récupérés sur des imprimantes et des scanners classiques (moteurs, tiges métalliques, courroies, etc ) et de leurs tailles, définit ce qu’il faut imprimer et ce qu’il faut acheter pour avoir toutes les pièces pour monter une imprimantes 3D de type RepRap.

Vous avez donc désossé vos vieux scanners et imprimantes H.S. et il vous reste les coques en plastiques sur les bras.

Le filament pour toute finalité

Le plastique des coques des scanners et imprimantes qu’on a chez soi est de l’ABS. Et l’ABS est un des plastiques utilisés en impression 3D.
Mais de la coque au filament il y a quelques étapes. Tout d’abord il faut réduire les carcasses d’ABS en granulés avec un broyeur (par exemple celui de Precious Plastic) puis transformer les granulés en filament pour imprimante 3D avec une extrudeuse (celle du fablab étant une Filastruder).

Mais l’autre plastique utilisé au fablab n’est pas en reste. Les objets en PLA qui ont été mal imprimés ou qui viennent à casser, sont mis de côté et subiront les mêmes étapes décrites ci-dessus.

A l’instar des déchets électroniques, les filaments pour imprimantes 3D inspirent des idées de recyclage, d’utilisation de déchets.
Buzzed est un filament éco-conçu à partir des déchets issus du brassage de la bière.
Quant à AgriDust, c’est un filament fabriqué à base de déchets alimentaires. Ce filament trouve une utilité particulière pour les prototypes « éphémères » : une fois leurs concepts validés, les objets fabriqués avec ce filament pourront aller sur le tas de compost.

Tout matériau est bon à prendre

Au fablab, la découpeuse laser est aussi l’occasion d’utiliser des déchets ou du moins des matériaux considérés comme tels.
Ont été testés lors des premiers essais : le cuir du dos d’un vieux canapé, une boite de lait en poudre, des chutes de tissus, etc.


De toute façon, tout est bon à prendre et tout trouve son utilité. D’ailleurs si vous avez des cagettes de mandarine et des rouleaux de papier toilette, nous au fablab on n’en a jamais assez …

Enfin, parce qu’à force de tout recycler, tout réutiliser, tout convertir nos sources de déchets s’épuisent (sic!), il est bon de connaitre quelques bonnes adresses de sites de dons :
Freecycle Roanne
Recupe.net
Donnons.org

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